Le patrimoine immatériel de l'UNESCO au Japon

  • Publié le : 28/04/2026
  • Par : Clément
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Le Japon compte pas moins de 26 sites classés au patrimoine mondial de l'UNESCO. À ceux-ci viennent s'ajouter 23 pratiques culturelles inscrites en tant que patrimoine immatériel. Découverte avec Japan Experience.

Ces festivals sont liés à des sanctuaires et visent à invoquer la protection des divinités ou à éloigner les catastrophes. Les chars sont tirés sur un parcours qui traverse la ville, accompagnés par la foule dans une ambiance festive. Ils finissent leur course en fin de journée dans le sanctuaire, où une cérémonie religieuse se tient. Ils sont ensuite rangés dans un bâtiment dédié, où ils sont exposés le reste de l'année.

Le temps de quelques jours, les habitants peuvent participer aux festivités, par exemple en apportant leur aide à la construction, à l’entretien et au défilé des chars, perpétuant ainsi des traditions transmises de générations en générations.

Char Yama au Inuyama Matsuri

Char Yama au Inuyama Matsuri

@Wikimedia Commons

Le théâtre Nô est l’une des formes les plus anciennes, développée dès le XIVe siècle. Il se caractérise par des mouvements très lents et codifiés, ainsi que l’utilisation de masques, qui sont devenus l’un des symboles de la culture japonaise en occident. Les histoires sont souvent issues de la littérature classique ou du folklore, le tout accompagné de musique et de chant.

Le Kabuki quant à lui se distingue par son style plus accessible, même pour des spectateurs étrangers. Apparu au XVIIe siècle, c’est un théâtre populaire qui mêle danse, musique et mises en scène dynamiques. Il a recourt lui aussi à des costumes élaborés, des maquillages expressifs et des masques colorés. 

Costume de Kabuki

Costume de Kabuki

@ Susann Schuster sur Unsplash

Le Bunraku est un théâtre de marionnettes, où chaque poupée est manipulée par trois marionnettistes. La performance de ces derniers est remarquable, tant il est nécessaire de faire preuve d’adresse et de coordination pour donner vie à ces personnages faits de bois. 

Le récit est porté par un narrateur unique, accompagné d’un joueur de shamisen, qui donne une voix à tous les personnages. Les pièces abordent souvent des histoires d’amour tragiques avec une grande intensité émotionnelle.

Des représentations sont régulièrement données au Théâtre national de bunraku d'Osaka.

Marionnette Bunraku

Marionnette Bunraku

@ Leander Kirstein-Heine sur Flickr, CC BY-NC-SA 2.0

L’UNESCO donne également de la visibilité aux cultures autochtones. Sur l’île d’Hokkaido par exemple, les danses traditionnelles des Aïnous sont inscrites au patrimoine mondial depuis 2009. Accompagnées de chants, ces danses témoignent d’un lien étroit avec la nature et les esprits, typique des croyances animistes de ce peuple autochtone du nord du pays. Comme ailleurs au Japon, ces danses sont souvent intégrées à des rituels ou à des célébrations communautaires.

À l’autre extrémité de l'archipel, sur les îles d’Okinawa, le Kumiodori est une danse qui relève de la culture de l’ancien royaume des Ryukyu. Il combine musique, chant et danse inspirées de légendes locales. Pendant longtemps, des représentations étaient données pour divertir les diplomates chinois en visite.

Kumi-odori

Kumi-odori

@Wikimedia Commons

Inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO depuis 2013, la cuisine traditionnelle japonaise, dite washoku, repose sur le principe d’ichijû-sansai (une soupe, trois plats), qui vise à proposer des repas variés et harmonieux, mettant en valeur des produits frais.

L’esthétique joue également un rôle essentiel, tant dans la présentation que dans le choix de la vaisselle, en accord avec les saisons.

Les japonais consomment de la cuisine washoku en période de fête comme le nouvel an, avec des plats spécifiques appelés osechi ryōri. On peut également la déguster dans des restaurants type kaiseki (restaurants gastronomiques japonais) ou encore dans les auberges traditionnelles ryokan.

Washoku

Washoku

@jirayu koontholjind sur Unsplash

Washoku

Washoku

@beve4 sur Flickr, CC BY-NC-SA 2.0

Washoku

Washoku

@nikunoki sur Flickr, CC BY-NC-SA 2.0

Washoku

Washoku

@nikunoki sur Flickr, CC BY-NC-SA 2.0

Découvrez notre circuit dédié à la cuisine japonaise !

Tour

 

Le Nachi no Dengaku est une cérémonie qui se déroule au sein du sanctuaire de Nachi, l’un des trois sanctuaires de Kumano classés au patrimoine matériel de l’UNESCO. Elle se compose de danses rituelles exécutées pour purifier les lieux et prier pour la prospérité, au cœur de cette région d’importance spirituelle remarquable, dans la préfecture de Wakayama.

 

Le Daimokutate est un vestige de cérémonie de passage à l’âge adulte des jeunes samouraïs. Dans le sanctuaire Yahashira à Nara, les jeunes participants récitent des textes tirés des épopées médiévales, le tout habillés en tenues de guerriers. La récitation se fait dans une ambiance solennelle, sans accompagnement musical.

Sanctuaire Nachi de Kumano

Sanctuaire Nachi de Kumano

@Susann Schuster sur Unsplash

 

Les Raihô-shin (littéralement “visite des dieux”) sont un ensemble de rituels dans lesquels des divinités, incarnés par des acteurs costumés et masqués, rendent visite aux habitants pour apporter bénédictions, protection et prospérité. Ces pratiques ont chacune évolué différemment selon les régions, devenant aujourd’hui très diversifiées. 

Le plus connu en occident est sûrement Namahage, sorte de père fouettard japonais, qui terrorise les enfants.

 

Dans le sanctuaire de Sada dans la préfecture de Shimane, le Sada Shin Nô est une forme de théâtre rituel proche du théâtre Nô. Il mêle danse, musique et offrandes, et vise à purifier les objets sacrés ainsi qu’à honorer les divinités locales. Les histoires racontées se basent sur des légendes régionales.

Namahage

Namahage

@oyajimbo sur Flickr, CC BY-NC-SA 2.0

Plusieurs savoir-faire artisanaux japonais sont inscrits au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, mettant en valeur des techniques transmises de génération en génération et toujours pratiquées aujourd’hui.

 

La fabrication du washi, le papier traditionnel japonais, est un artisanat qui repose sur l’utilisation de fibres végétales comme le mûrier. Réalisé à la main selon des méthodes anciennes, ce papier se distingue par sa solidité, sa souplesse et sa texture.

Il est utilisé aussi bien pour l’écriture (notamment pour la calligraphie japonaise) que pour des objets du quotidien ou des éléments architecturaux, comme les portes en papier shôji.

Calligraphie japonaise

Calligraphie japonaise

@Niketh Vellanki sur Unsplash